Plus ça va et plus je me dis que non ! Notre société actuelle nous offre des milliers de choix, choix dans les rayons du supermarché, choix dans l’orientation professionnelle, choix dans nos décisions, mais au final ce trop-plein de choix ne vous rend-il pas un peu nerveux ? Un peu anxieux ?
Personnellement, je suis toujours en train de me poser 1000 questions sur mon avenir et sur ce que j’ai envie de faire, et j’ai l’impression que je suis LOIN d’être la seule. Mes amis ont, la plupart du temps, les mêmes questionnements en tête, tout en ne trouvant pas de réponse. Je voulais vous parler de cette problématique car je parlais avec mon petit frère, qui a commencé la fac cette année, et qui m’a dit, je cite (enfin à peu près, en tout cas grosso modo c’était le fond du sujet) :
Lui : C’est fou qu’on soit obligé de savoir à 17 ans ce qu’on a envie de faire, moi j’en sais rien et puis d’ici là j’aurai peut-être changé…
Moi : Bah oui, c’est beaucoup trop jeune car 10 ans après tu te rends compte que ce sont les années où tu vas le plus évoluer, le plus t’affirmer et donc mieux te connaitre pour évaluer tes choix. Sauf qu’il sera trop tard… Tu auras déjà fait tes études, déjà trouvé un travail (ou pas, d’ailleurs…), déjà commencé à te poser des questions quant à ton avenir…
Bref, un petit aperçu des conversations que j’ai en ce moment car moi aussi je suis comme lui. J’ai commencé mes études supérieures à 17 ans en me disant que je voulais faire de la « communication ». Mais pour moi j’entendais par là « communiquer avec des gens, leur parler, être là pour eux ». J’ai fait mes études, mes stages, trouvé mon premier emploi en agence parce que c’était les seuls à bien vouloir me donner une chance à 22 ans de travailler (c’est tellement jeune enfin, tu veux pas continuer tes études t’es sûre ?) et hop me voilà aspirée dans le tourbillon infernal :)
Changement quasiment tous les ans de job, l’ennui, l’envie de faire autre chose, de ne pas se contenter d’avoir « un travail pour payer ses factures », le besoin de voir plus loin que le bout de son nez et 12 ans après j’en suis là.
Là c’est où ? Là c’est le fait d’être indépendante en rédaction web.
Le constat c’est que « être indépendant » c’est moi, c’est ma façon d’être, ma vision des choses, je suis indépendante, intrinsèquement je veux dire, pas de doute là-dessus. Pour le reste, je ne sais pas. Pourquoi ? Parce que justement j’ai le choix ! Trop de choix… Le choix de changer de métier, de reprendre mes études, de partir à l’étranger, de continuer, de développer et bien d’autres choses encore. Alors régulièrement je fais ma « Julie », je réfléchis à ce que je pourrai faire, à ce que je pourrai changer, je me pose des questions, j’embête le monde avec mes « et si je faisais ça ? » et au final je continue, happée par le quotidien.
Tout ça pour dire quoi, me direz-vous ? Je n’ai pas envie de dire que c’était mieux avant quand à 14 ans on te collait dans une usine de sardine parce que toute ta famille était passée par là, ou qu’il fallait reprendre le commerce de papa. Tout ça pour dire, qu’aujourd’hui on nous dit que tout est possible et je crois qu’en grande partie c’est vrai. Que quand on veut on peut. Sauf que moi je ne sais pas ce que je veux, étant donné qu’on peut tout faire, vous voyez ce que je veux dire ? Je sais que quand je serai sûre à 1000 % je me donnerai tous les moyens du monde pour y arriver, mais en attendant je ne sais pas. J’ai des idées à la minute qui s’envolent la minute d’après, je suis peut-être faite comme ça qui sait ? Pour avoir des idées qui s’envolent !
Pour y voir plus clair, je vous propose quelques livres ou blogs à lire qui éclaireront peut-être votre lanterne !
> 7 simple steps to turn your passion into profit (blog en anglais)
> Le paradoxe du choix, et si la culture de l’abondance nous éloignait du bonheur ? (livre de Barry Shwartz)
> TedX sur le paradoxe du choix (vidéo VOSF de 19 min)

Bienvenue sur mon blog ! Créatrice de contenus rédactionnels web & print en freelance, je suis à votre disposition pour parler de vos projets de communication, n'hésitez pas à me contacter.





Mais que voilà un article sincère et intéressant ! Félicitations.
Avoir le choix, c’est bien. Avoir fait un choix et l’assumer, c’est encore mieux. Je suis un peu comme toi (désolé pour le tutoyage, je suis un tutoyeur), plein d’idées, d’envies d’engagement. Au bout d’un moment, j’ai fait mes choix. Ils exigent certains sacrifices. Actuellement, je monte une boite, qui est une prise de risque assez insensée. Je la monte non pas pour monter une boite, mais pour le projet en lui-même. Il y a des ratés, c’est normal. Ça prend du temps, c’est normal quoique un peu exaspérant. Mais quel panard, quelle libération ! Chaque jour, je me dis que j’ai un bol inouï.
Ce qu’il faut, c’est savoir pour quoi on a envie de se battre. Lao Tseu a dit : « il faut trouver la voie » ;)
Une autre conférence TED sur le sujet, tout aussi intéressante, et au moins ce n’est pas un gars qui montre ses gambettes poilues sous un short hideux :
http://www.ted.com/talks/sheena_iyengar_on_the_art_of_choosing.html
Je suis moi aussi un jeune entrepreneur qui s’approche des 30 ans… C’est une expérience fabuleuse de créer…, chance inouie (comme tu dis yonnel) mais que nous avons su provoquer par nos choix.
Ton article m’a fait pensé immédiatement à cette conférence TED que j’avais vu il y a quelques mois, Cette conférence rejoignais ton point de vue, à savoir plus de choix ne signifie pas plus de bonheur, et ça serait même le contraire.
Notre époque est fabuleuse dans le sens où beaucoup plus de possibilités nous sont offertes. Le monde est ouvert. (C’est plus une ouverture psychologique).
Il faut savoir s’écouter soi même, savoir ce qui nous rend le plus heureux, qui nous conduit à plus de bonheur… Je pense que c’est cette route là qu’il faut emprunté dans nos choix, au delà des carrières, salaires, sacrifices, que nous ne voulons plus pour notre génération.
Nous voulions être plus libre, alors maintenant que tu es libre mon fils, choisis !
Mon fils a le même âge que ton frère, vient aussi d’entrer en fac et a le même genre de questionnement. Ma réponse à ce genre de peur (parce que c’est bien de la peur qui se cache derrière tout ça, genre : est-ce que je fais le bon choix ?) c’est que justement, aujourd’hui, plus rien n’est figé.
Il suffit de regarder autour de soi pour voir que les gens qui restent dans la même branche professionnelle toute leur vie sont de plus en plus rares. Moi, par exemple, j’ai eu une première vie professionnelle dans l’informatique (analyste-programmeur à l’heure du COBOL, avant que Windows n’apparaisse), puis une deuxième dans l’humanitaire (responsable administration, finances et ressources humaines) et actuellement une troisième : je suis écrivain public biographe. Est-ce que ce sera la dernière ? Je n’en sais rien et je m’en moque. Tout ce qui compte, c’est que c’est dans celle-là que je m’épanouis aujourd’hui. Demain sera un autre jour :-)
Quant à tes idées qui s’envolent… Je t’engage à faire un tour sur le blog de Jean-Philippe : http://www.revolutionpersonnelle.com/ ; son concept de scanneur devrait te parler ;-)
@Yonnel – Merci beaucoup pour ton message et surtout pour le TEDx que je recherchais :)) Créer son entreprise c’est déjà une très belle aventure et encore plus dans ce qui nous passionne. Je te souhaite plein de bonheur dans ta nouvelle aventure alors :)
@Cédric – Tu as tout à fait raison sur le fait que nous ne recherchons plus la même chose à savoir une carrière, de l’argent et de la gloire, enfin de moins en moins de personnes sont à la recherche de cela. Nous cherchons le bonheur, mais c’est un vaste programme ! Je te remercie pour ton message plein d’encouragements :)
@Florence- Ton message me réconforte énormément et je remercie d’avoir pris le temps de l’écrire. Savoir que certaines personnes ont eu le courage/la chance/l’envie/la détermination pour changer de voie, je trouve ça vraiment motivant ! Il y a tellement de freins parfois. Est-ce que tu as repris parfois tes études ou est-ce que c’est ton parcours qui t’as mené à chaque fois vers de nouveaux horizons ?
Non, je n’ai pas vraiment repris d’études. À la base, j’avais une MIAGE, donc une formation mixte en informatique et en gestion, qui à l’époque conduisait naturellement vers l’analyse et la programmation.
Sauf qu’après un voyage de six mois en Afrique de l’Ouest, tout cela m’a paru nettement moins intéressant… J’ai « tenu » encore quelques années avant de me dire qu’il fallait vraiment que je trouve autre chose.
Là, c’est la partie gestion de la MIAGE qui m’a permis de partir en mission humanitaire sur un poste administratif et financier. Après, j’ai appris les RH « sur le tas » et avec des sessions de formation internes.
Le virage suivant est arrivé quand les enfants, devenus ados, ont commencé à traîner les pieds pour partir en mission avec les parents pendant un an ou deux. J’ai toujours écrit (notamment des récits de voyage) et j’aime rendre service ; le métier d’écrivain public me correspondait donc parfaitement. Avant de m’installer, j’ai suivi la formation du CNED correspondante, mais encore une fois ce n’est pas pareil que de reprendre vraiment des études.
Cela dit, beaucoup de choses peuvent s’apprendre de façon autodidacte, notamment grâce à Internet. Tout ce qui compte, je pense, c’est de savoir s’adapter (à l’environnement, aux circonstances) et évoluer. Nous sommes des êtres vivants, ne l’oublions pas ;-)
Sujet intéressant !! ;0))
Et oui tu vois, j’étais pile poil dans la cible quand j’ai lu ton article, il m’a bien parlé car je venais juste de voir la vidéo du Tedx que le choix :)) Je pense que je vais lire le livre que tu conseilles d’ailleurs dans ton prochaine article :D
@Florence, c’est marrant car je pars l’année prochaine 6 mois en Asie donc je me dis que j’aurai aussi peut-être le même déclic que toi qui sait :) En tout cas très beau parcours !!
Merci. Mais j’ai encore du chemin devant moi ! D’ailleurs, l’Asie, hormis le Sri Lanka, c’est un continent que je ne connais pas… encore :-)