4 ans d’indépendance, ça fait quoi ?

4 février 2013

Plus d’un an que je n’avais pas écrit sur ce blog, certains diront que ce sont les cordonniers les plus mal chaussés, et ils auront raison. D’ailleurs il y a quelques temps, j’avais mis un blog sur MDJ Communication en plus que j’ai finalement arrêté, car multiplier les sources de blogging quand déjà on a du mal à en suivre un, c’est dommage et contre-productif.

Bref, rien à voir avec mes moutons d’aujourd’hui, car je fête mon anniversaire d’indépendante : 4 ans. Si j’écoute les statistiques, j’ai donc passé les 3 ans fatidiques qui font couler près d’1 entreprise sur 3 aujourd’hui (ou peut-être que c’est 2 sur 3 d’ailleurs faudrait retrouver les chiffres). Premier sentiment : OUF. Deuxième sentiment : ce n’est quand même pas facile tous les jours. Troisième sentiment : mais pourquoi je ne me suis pas lancée avant ?

Rappel des faits :

Au départ, j’ai choisi le statut auto-entrepreneur qui venait juste de se mettre en place. J’ai donc essuyé les plâtres comme pas mal d’autres personnes, et au bout d’un an j’ai décidé de changer de statut, trop restreint pour faire de la sous-traitance, peur de ne pas être considérée comme professionnelle, un CA certes assez élevé pour des premières années d’exercice mais je voyais plus grand. J’ai changé en SARL, allez hop c’est la fête, on est foufou et on passe du tout au tout.

La SARL, cette grosse machine :

Qui dit SARL, dit entreprise, avec quand même des responsabilités fiscales, juridiques et comptables. Un autre monde qui s’ouvre, celui de la paperasse en tout genre. Alors tu rencontres de nouveaux amis comme Urssaf (j’ai envie de changer la chanson des Inconnus d’un coup), RSI, Cipav et compagnie. Au début, ils sont sympas et rapidement ils te demandent des sous, beaucoup, trop quand tu es tout seul. Mais bon tu te dis que c’est la vie des entrepreneurs, mais tu rejoins quand même le collectif des Pigeons, faut pas pousser. L’avantage c’est que tu peux sous-traiter à gogo et toucher des budgets que tu n’aurais pas eu en tant qu’auto-entrepreneur. Finalement la 2ème et la 3ème année se déroulent bien, le plus dur est passé puisque tu as compris comment remplir les papiers de la TVA.

En roues libres :

L’indépendance, c’est moi. Ou alors c’est l’inverse, mais en tout cas j’imagine le CDI dans mes pires cauchemars, un jour où j’aurai le couteau sous la gorge, où j’aurai changé de vie sinon pour me lancer dans la création de vêtements pour chiens (quoi que ça peut se faire en indépendant…). Pas un jour, je n’ai regretté, pas un jour je ne me suis dit que je m’étais embarquée dans une histoire qui n’était pas la mienne. Alors oui, parfois j’ai envie de changer de secteur d’activité, mais je réfléchis toujours au fait que ce soit faisable en indépendant. Malgré les aides qu’on n’a pas, malgré la précarité qui est là tapie derrière le canapé Ikea, malgré les revenus qui sont plus bas que quand j’étais salariée (faut dire que je gagnais bien aussi…hum hum), je ne changerai pas. Les avantages sont nombreux pour moi, la liberté de gérer mon calendrier, la liberté de partir en voyage quand bon me semble (avec cette magnifique expérience qu’a été Buzz Trotter), la liberté d’accepter ou pas des missions, la liberté de ne pas avoir de patron… Cela paraît dérisoire pour certains mais pour moi c’est tout.

4 ans déjà. Finalement l’emploi que j’aurai conservé le plus longtemps dans mes plus de 10 ans d’expérience… Un parcours qui m’a fait rencontrer de nombreuses personnes, qui m’a fait parfois douter, qui me donne parfois envie de m’écarter des réseaux en tout genre, mais qui me rend fière. Surtout lorsque d’autres personnes viennent me voir pour se lancer à leur tour !

Happy B Day et bonne année à tous les indépendants :D

Le « freelance basket », tout un concept…

7 novembre 2011

converse-polaConnaissez-vous le « resto basket » ? En gros c’est : tu manges, tu payes pas et tu cours très très vite. Le freelance basket, c’est comme le resto basket mais avec des freelances. Ce soir, je suis allée au restaurant et clairement ce n’était pas bon… Je me suis donc dit que je devrais faire comme certains de mes clients et partir sans payer, ne plus donner de nouvelles, faire la morte et attendre que ça passe. Bizarrement, je ne suis pas sûre que cela passerait !

Pourtant, le concept du « freelance basket » commence à faire des émules, depuis le mois d’août je ne compte plus le nombre de clients derrière lesquels je dois courir pour me faire payer, même (et surtout) pour les petites factures. Se disent-ils qu’à force je vais lâcher le morceau ? Ils sont mal tombés… Car l’année dernière, j’ai déjà eu deux charmants clients qui ne m’ont pas réglée et maintenant je suis vaccinée.

Une association de pauvres petits malheureux qui vont à l’opéra (désolée pour le cynisme mais bon je ne me ferai plus avoir par les gentils grands-pères qui défendent des causes) et une boutique sur Arcachon vendant des tee-shirts (je n’en dirai pas plus). Dans les deux cas, j’ai fait des mails, des courriers, appelé, menacé, pleurniché, menacé, pleurniché et rien n’y fait.

Quels sont nos recours ?

- Engager un professionnel du recouvrement, il y a certaines offres sur internet qui peuvent vous intéresser comme « Sefairepayer.com »

- Envoyer un accusé de réception, en précisant vos pénalités de retard et qu’elles s’appliquent dès maintenant et prier pour que cela marche. Puis 15 jours plus tard, un autre accusé avec « mise en demeure ». N’hésitez pas à demander conseil auprès de votre comptable ou d’un avocat si vous en avez un sous le coude (ça peut servir).

- Reconnaître dès le début les clients « foireux » ou les bobards qu’il ne faut pas gober au démarrage d’un projet, comme dans cet article de Marie&Julien (réalisé pour les infographistes mais à mon avis cela s’applique à beaucoup de monde)

- Appeler vos copains cogneurs qui pourront faire un détour chez votre client pour lui apprendre la vie et le respect du travail bien fait (non là j’déconne, pose ta batte, j’ai dit poooooose ta batte, voilà).

Dans tous les cas, cela coûte du temps et de l’argent, il faut donc savoir si cela sera rentable pour vous de passer du temps à faire toutes ces démarches. Personnellement, j’ai beaucoup de mal avec ce fonctionnement et je me dis que si on laisse tout passer même les plus petites sommes, c’est le début de la fin, tout le monde se croit tout permis… Alors bien sûr c’est la théorie, en pratique, j’aimerai que cela se règle tranquillement et que les clients prennent conscience que lorsqu’ils utilisent une prestation, le coiffeur, le resto, le taxi, cela ne leur vient pas à l’idée de courir sans payer, pour nous c’est le même principe !

Dites NON au « freelance basket » ! (nouveau concept by Julie)

Avoir le choix rend-il heureux ?

5 octobre 2011

choix-polaPlus ça va et plus je me dis que non ! Notre société actuelle nous offre des milliers de choix, choix dans les rayons du supermarché, choix dans l’orientation professionnelle, choix dans nos décisions, mais au final ce trop-plein de choix ne vous rend-il pas un peu nerveux ? Un peu anxieux ?

Personnellement, je suis toujours en train de me poser 1000 questions sur mon avenir et sur ce que j’ai envie de faire, et j’ai  l’impression que je suis LOIN d’être la seule. Mes amis ont, la plupart du temps, les mêmes questionnements en tête, tout en ne trouvant pas de réponse. Je voulais vous parler de cette problématique car je parlais avec mon petit frère, qui a commencé la fac cette année, et qui m’a dit, je cite (enfin à peu près, en tout cas grosso modo c’était le fond du sujet) :

Lui : C’est fou qu’on soit obligé de savoir à 17 ans ce qu’on a envie de faire, moi j’en sais rien et puis d’ici là j’aurai peut-être changé…

Moi : Bah oui, c’est beaucoup trop jeune car 10 ans après tu te rends compte que ce sont les années où tu vas le plus évoluer, le plus t’affirmer et donc mieux te connaitre pour évaluer tes choix. Sauf qu’il sera trop tard… Tu auras déjà fait tes études, déjà trouvé un travail (ou pas, d’ailleurs…), déjà commencé à te poser des questions quant à ton avenir…

Bref, un petit aperçu des conversations que j’ai en ce moment car moi aussi je suis comme lui. J’ai commencé mes études supérieures à 17 ans en me disant que je voulais faire de la « communication ». Mais pour moi j’entendais par là « communiquer avec des gens, leur parler, être là pour eux ». J’ai fait mes études, mes stages, trouvé mon premier emploi en agence parce que c’était les seuls à bien vouloir me donner une chance à 22  ans de travailler (c’est tellement jeune enfin, tu veux pas continuer tes études t’es sûre ?) et hop me voilà aspirée dans le tourbillon infernal :)

Changement quasiment tous les ans de job, l’ennui, l’envie de faire autre chose, de ne pas se contenter d’avoir « un travail pour payer ses factures », le besoin de voir plus loin que le bout de son nez et 12 ans après j’en suis là.

Là c’est où ? Là c’est le fait d’être indépendante en rédaction web.

Le constat c’est que « être indépendant » c’est moi, c’est ma façon d’être, ma vision des choses, je suis indépendante, intrinsèquement je veux dire, pas de doute là-dessus. Pour le reste, je ne sais pas. Pourquoi ? Parce que justement j’ai le choix ! Trop de choix… Le choix de changer de métier, de reprendre mes études, de partir à l’étranger, de continuer, de développer et bien d’autres choses encore. Alors régulièrement je fais ma « Julie », je réfléchis à ce que je pourrai faire, à ce que je pourrai changer, je me pose des questions, j’embête le monde avec mes « et si je faisais ça ? » et au final je continue, happée par le quotidien.

Tout ça pour dire quoi, me direz-vous ? Je n’ai pas envie de dire que c’était mieux avant quand à 14 ans on te collait dans une usine de sardine parce que toute ta famille était passée par là, ou qu’il fallait reprendre le commerce de papa. Tout ça pour dire, qu’aujourd’hui on nous dit que tout est possible et je crois qu’en grande partie c’est vrai. Que quand on veut on peut. Sauf que moi je ne sais pas ce que je veux, étant donné qu’on peut tout faire, vous voyez ce que je veux dire ? Je sais que quand je serai sûre à 1000 % je me donnerai tous les moyens du monde pour y arriver, mais en attendant je ne sais pas. J’ai des idées à la minute qui s’envolent la minute d’après, je suis peut-être faite comme ça qui sait ? Pour avoir des idées qui s’envolent !

Pour y voir plus clair, je vous propose quelques livres ou blogs à lire qui éclaireront peut-être votre lanterne !

> 7 simple steps to turn your passion into profit (blog en anglais)

> Le paradoxe du choix, et si la culture de l’abondance nous éloignait du bonheur ? (livre de Barry Shwartz)

> TedX sur le paradoxe du choix (vidéo VOSF de 19 min)

Les sujets les plus fous ou presque…

8 septembre 2011

Hier soir je prenais un verre avec une copine quand elle m’a demandé « sur quoi as-tu écrit depuis que tu t’es lancée ? ». La liste étant trop longue à énumérer, je me suis dit que je ne lui parlerai que des textes décalés et originaux que j’ai du écrire. Je me suis rendue compte que j’avais à mon actif quelques « perles » et que finalement OUI j’avais écrit sur presque tout… Petit retour sur 3 ans d’indépendance et quelques sujets sympas pour des sites web :)

> La thérapie par les chevaux

> Les algues marines dans l’engrais

> Un sexshop

> Une maison close en Belgique

> Un créateur de robes pour mariages musulmans

> Des entreprises de maçonnerie, de toiture, de plomberie…

> Des pharmacies, coiffeurs, paysagistes…

> Un clown…

Mon sujet le plus fou étant bien entendu la maison close, surtout que j’ai du appeler le propriétaire pour l’interviewer et que j’ai fait des fiches sur chacune des filles, il fallait aussi présenter l’établissement et les prestations (mais rien de racoleur heureusement). C’était bizarre mais au final parler de « Maéva vous fera vivre le paradis » c’était quand même plus sympa que « Roger refait votre toiture » :)

Aujourd’hui, je rédige avec MDJ Communication majoritairement pour des sujets autour de la maison (rénovation, décoration, ameublement…), des crédits et du rachat d’or, donc bien loin de tous ces sujets ! Ils ont été un bon exercice au commencement, car tous nécessitaient que j’appelle la personne, que je l’interviewe et que je conçoive la répartition du contenu dans les pages web pour fournir les textes à l’agence web Belge pour laquelle je travaillais.

Et vous c’est quoi vos sujets les plus fous ?