Une dinde sur le départ #Guide1

9 avril 2012

Je dis dinde parce que j’aime l’autodérision, ça va s’en dire chère lectrice. Je ne me traiterai pas de dinde comme ça de façon totalement arbitraire sans en connaître parfaitement la définition. La dinde est un animal glougloutant de la famille des gallinacés, déjà c’est bon à savoir pour ton niveau culturel. Ensuite, la dinde c’est aussi la fille qui ne se prend pas au sérieux, qui n’a pas peur de se moquer des autres et d’elle-même et surtout qui reste elle-même en toutes circonstances, c’est-à-dire à la fois totalement superficielle et délicieusement naturelle.

Bref sur cette introduction qui te promet d’en savoir un paquet sur les voyages au long cours et la condition féminine, je vais commencer à entrer dans le sujet.

Déjà tu peux te demander (je me permets de te tutoyer) pourquoi écrire un petit livre comme ça sur les tours du monde, les voyages au long cours et le fait d’être une femme. Et tu aurais raison.

En fait, cela a germé à l’aéroport lorsque j’ai fait peser mon sac à dos au guichet de la compagnie aérienne. Il affichait 5 kg de plus que l’homme, 5 kg, 5kg en plus pour mes épaules, c’est 5kg à porter pendant 6 mois et arpenter les routes de Phnom Penh et de Tokyo. Tout d’abord j’ai failli crier à l’injustice, quoi comment ça se fait que MOI la fille je porte plus que TOI le mec ? Non mais, c’est quoi cette galanterie à 2 balles, pourquoi je porte la trousse de secours, t’as vu la différence de poids que ça fait ?

Notez, la parfaite mauvaise foi.

Sans se déconfire, l’homme m’a regardée droit dans les yeux, le genre de regard où tu te dis, au choix :

1)   Il va me plaquer

2)   Il va me planter là avec mes 2 tonnes de sacs

3)   Il va me dire une vérité que bizarrement je vais devoir argumenter en utilisant une fois de plus ma mauvaise fois.

Bien sûr c’était le numéro 3, non pas que la tentation de me planter là avec mes 2 sacs, mon paquet de M&M’s et mon Closer était absente… Il m’a regardée et m’a dit bien gentiment que si je n’avais pas pris 3 maillots de bain, 7 tee-shirts, une tenue de soirée (au cas où, à la frontière du Laos, il y ait une soirée de l’ambassadeur), j’aurai peut-être fait descendre le poids de mon sac. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est que j’en ai sacrifié des choses !

Parce qu’il croit que ça a été facile pour moi de faire une croix sur mon épilateur électrique ? De ne pas prendre de vernis à ongles, parce que sinon faut prendre le dissolvant ? De me passer de mon gommage visage et surtout de n’avoir qu’une paire de tong en guise de chaussures de soirée ? C’est ça, quand on dit que les hommes et les femmes ne se comprennent pas je crois qu’on est pile poil dans le cliché, là à l’aéroport Charles de Gaulles, Terminal 2, guichet 43.

(La suite bientôt dans « Guide de survie pour fille en voyage »)

Guide de survie pour fille en voyage

9 avril 2012

Départ en vacancesVous le savez peut-être, ou pas, je suis en voyage pour 6 mois en Asie actuellement.

J’aime écrire et encore plus lorsque je suis libre du style d’écriture, c’est-à-dire le mien :) Même si mon travail de rédactrice me plait beaucoup, parfois on oublie qu’on aime écrire pour soi-même dans un style qui glisse tout seul car c’est « le sien ». Bref, j’ai fait pas mal de voyages et je me suis toujours dit que partir en voyage en étant une fille/femme demandait toujours un peu plus d’organisation et j’ai voulu raconter avec humour dans un « Guide de survie pour fille en voyage » des anecdotes, des trucs et astuces pour celles qui vont partir bientôt.

Pour le moment, je vais écrire des morceaux que je mettrai en ligne dans ce blog dans la rubrique « Guide de survie pour fille en voyage » et vous pourrez donc retrouver des épisodes au fur et à mesure. Si cela vous plait, tant mieux, si cela vous dit quelque chose, parlez-en et si vous voulez partager le guide faites-le !

PS : attention pour suivre l’ordre suivez les numéros #Guide1, #Guide2,… histoire de tout lire dans l’ordre.

A bientôt

Julie

Le « freelance basket », tout un concept…

7 novembre 2011

converse-polaConnaissez-vous le « resto basket » ? En gros c’est : tu manges, tu payes pas et tu cours très très vite. Le freelance basket, c’est comme le resto basket mais avec des freelances. Ce soir, je suis allée au restaurant et clairement ce n’était pas bon… Je me suis donc dit que je devrais faire comme certains de mes clients et partir sans payer, ne plus donner de nouvelles, faire la morte et attendre que ça passe. Bizarrement, je ne suis pas sûre que cela passerait !

Pourtant, le concept du « freelance basket » commence à faire des émules, depuis le mois d’août je ne compte plus le nombre de clients derrière lesquels je dois courir pour me faire payer, même (et surtout) pour les petites factures. Se disent-ils qu’à force je vais lâcher le morceau ? Ils sont mal tombés… Car l’année dernière, j’ai déjà eu deux charmants clients qui ne m’ont pas réglée et maintenant je suis vaccinée.

Une association de pauvres petits malheureux qui vont à l’opéra (désolée pour le cynisme mais bon je ne me ferai plus avoir par les gentils grands-pères qui défendent des causes) et une boutique sur Arcachon vendant des tee-shirts (je n’en dirai pas plus). Dans les deux cas, j’ai fait des mails, des courriers, appelé, menacé, pleurniché, menacé, pleurniché et rien n’y fait.

Quels sont nos recours ?

- Engager un professionnel du recouvrement, il y a certaines offres sur internet qui peuvent vous intéresser comme « Sefairepayer.com »

- Envoyer un accusé de réception, en précisant vos pénalités de retard et qu’elles s’appliquent dès maintenant et prier pour que cela marche. Puis 15 jours plus tard, un autre accusé avec « mise en demeure ». N’hésitez pas à demander conseil auprès de votre comptable ou d’un avocat si vous en avez un sous le coude (ça peut servir).

- Reconnaître dès le début les clients « foireux » ou les bobards qu’il ne faut pas gober au démarrage d’un projet, comme dans cet article de Marie&Julien (réalisé pour les infographistes mais à mon avis cela s’applique à beaucoup de monde)

- Appeler vos copains cogneurs qui pourront faire un détour chez votre client pour lui apprendre la vie et le respect du travail bien fait (non là j’déconne, pose ta batte, j’ai dit poooooose ta batte, voilà).

Dans tous les cas, cela coûte du temps et de l’argent, il faut donc savoir si cela sera rentable pour vous de passer du temps à faire toutes ces démarches. Personnellement, j’ai beaucoup de mal avec ce fonctionnement et je me dis que si on laisse tout passer même les plus petites sommes, c’est le début de la fin, tout le monde se croit tout permis… Alors bien sûr c’est la théorie, en pratique, j’aimerai que cela se règle tranquillement et que les clients prennent conscience que lorsqu’ils utilisent une prestation, le coiffeur, le resto, le taxi, cela ne leur vient pas à l’idée de courir sans payer, pour nous c’est le même principe !

Dites NON au « freelance basket » ! (nouveau concept by Julie)

Avoir le choix rend-il heureux ?

5 octobre 2011

choix-polaPlus ça va et plus je me dis que non ! Notre société actuelle nous offre des milliers de choix, choix dans les rayons du supermarché, choix dans l’orientation professionnelle, choix dans nos décisions, mais au final ce trop-plein de choix ne vous rend-il pas un peu nerveux ? Un peu anxieux ?

Personnellement, je suis toujours en train de me poser 1000 questions sur mon avenir et sur ce que j’ai envie de faire, et j’ai  l’impression que je suis LOIN d’être la seule. Mes amis ont, la plupart du temps, les mêmes questionnements en tête, tout en ne trouvant pas de réponse. Je voulais vous parler de cette problématique car je parlais avec mon petit frère, qui a commencé la fac cette année, et qui m’a dit, je cite (enfin à peu près, en tout cas grosso modo c’était le fond du sujet) :

Lui : C’est fou qu’on soit obligé de savoir à 17 ans ce qu’on a envie de faire, moi j’en sais rien et puis d’ici là j’aurai peut-être changé…

Moi : Bah oui, c’est beaucoup trop jeune car 10 ans après tu te rends compte que ce sont les années où tu vas le plus évoluer, le plus t’affirmer et donc mieux te connaitre pour évaluer tes choix. Sauf qu’il sera trop tard… Tu auras déjà fait tes études, déjà trouvé un travail (ou pas, d’ailleurs…), déjà commencé à te poser des questions quant à ton avenir…

Bref, un petit aperçu des conversations que j’ai en ce moment car moi aussi je suis comme lui. J’ai commencé mes études supérieures à 17 ans en me disant que je voulais faire de la « communication ». Mais pour moi j’entendais par là « communiquer avec des gens, leur parler, être là pour eux ». J’ai fait mes études, mes stages, trouvé mon premier emploi en agence parce que c’était les seuls à bien vouloir me donner une chance à 22  ans de travailler (c’est tellement jeune enfin, tu veux pas continuer tes études t’es sûre ?) et hop me voilà aspirée dans le tourbillon infernal :)

Changement quasiment tous les ans de job, l’ennui, l’envie de faire autre chose, de ne pas se contenter d’avoir « un travail pour payer ses factures », le besoin de voir plus loin que le bout de son nez et 12 ans après j’en suis là.

Là c’est où ? Là c’est le fait d’être indépendante en rédaction web.

Le constat c’est que « être indépendant » c’est moi, c’est ma façon d’être, ma vision des choses, je suis indépendante, intrinsèquement je veux dire, pas de doute là-dessus. Pour le reste, je ne sais pas. Pourquoi ? Parce que justement j’ai le choix ! Trop de choix… Le choix de changer de métier, de reprendre mes études, de partir à l’étranger, de continuer, de développer et bien d’autres choses encore. Alors régulièrement je fais ma « Julie », je réfléchis à ce que je pourrai faire, à ce que je pourrai changer, je me pose des questions, j’embête le monde avec mes « et si je faisais ça ? » et au final je continue, happée par le quotidien.

Tout ça pour dire quoi, me direz-vous ? Je n’ai pas envie de dire que c’était mieux avant quand à 14 ans on te collait dans une usine de sardine parce que toute ta famille était passée par là, ou qu’il fallait reprendre le commerce de papa. Tout ça pour dire, qu’aujourd’hui on nous dit que tout est possible et je crois qu’en grande partie c’est vrai. Que quand on veut on peut. Sauf que moi je ne sais pas ce que je veux, étant donné qu’on peut tout faire, vous voyez ce que je veux dire ? Je sais que quand je serai sûre à 1000 % je me donnerai tous les moyens du monde pour y arriver, mais en attendant je ne sais pas. J’ai des idées à la minute qui s’envolent la minute d’après, je suis peut-être faite comme ça qui sait ? Pour avoir des idées qui s’envolent !

Pour y voir plus clair, je vous propose quelques livres ou blogs à lire qui éclaireront peut-être votre lanterne !

> 7 simple steps to turn your passion into profit (blog en anglais)

> Le paradoxe du choix, et si la culture de l’abondance nous éloignait du bonheur ? (livre de Barry Shwartz)

> TedX sur le paradoxe du choix (vidéo VOSF de 19 min)